Exemple n°4 d’articles pour un blog : le récit


D’un point de vue « romanesque », il n’y a rien de mieux que le récit pour permettre au lecteur de se mettre dans la peau du « héros ».

En effet, le compte-rendu, ou récit, est toujours gratifiant pour celui ou celle qui l’écrit, mais aussi et surtout pour celui ou celle qui le lit. Le lecteur peut immédiatement s’identifier au personnage principal, et laisser ainsi voguer son imagination, ses désirs, ses rêves. Car quoi de mieux pour une entreprise que de faire rêver ses clients ?

De belles photos, un bon texte, une vidéo bien rythmée, un témoignage, nous avons aujourd’hui à notre disposition tout un arsenal d’outils nous permettant de raconter de belles histoires pour nos lecteurs / internautes. N’hésitons donc pas à utiliser, intelligemment, les règles du storytelling !

Photo : ElPadawan

Le récit, ou l’art de conter de belles histoires. Photo : ElPadawan

Les 6 règles du storytelling

C’est là que nous parlons des 6 principes fondamentaux du récit, ou du conte :

  • de la simplicité (simple ne veut pas dire simpliste…)
  • de l’inattendu (quoi de mieux qu’une surprise venant à point nommé…)
  • du concret (pour se mettre à la place du « héros »…)
  • de la crédibilité (le diable se cache dans les détails…)
  • de l’émotion (la raison a besoin d’arguments pour exister, l’émotion non…)
  • une histoire (il était une fois…)

Lorsqu’on décrit une activité qu’on a réalisé, ou que quelqu’un a vécu, essayons toujours, dans la mesure du possible, d’avoir ces 6 règles du storytelling en tête. Cela nous aidera à structurer notre récit, et nous pourrions même être (très) surpris du résultat !

Exemple d’article racontant une histoire

Dans mon précédent job, j’ai souvent été amené à rédiger des récits, des carnets de course dans le domaine de la montagne et de ses activités liées : randonnée, ski de randonnée, bivouac, alpinisme, escalade, etc. Je vous propose un exemple concret, et très bien référencé dans les pages de résultats des moteurs de recherche (3ème position à ce jour). Retrouvons-nous à la fin de cet article pour la conclusion !

Voici ci-dessous un exemple d’article faisant le compte-rendu d’une course en ski de randonnée :

Rocher-blanc-combe-madame-ski-randoUne partie du team Montania s’est offerte une petite sortie en ski de randonnée, histoire de tester des nouveautés, mais aussi de profiter du bon début de saison d’un ski printanier. Voici notre récit.

Vue sur le haut de la Combe Madame. Photo : Camp To Camp.

Vue sur le haut de la Combe Madame. Photo : Camp To Camp.

Belledonne. On adore !

Belledonne. On adore !

Nous nous retrouvons tous les quatre, Fabien, Ghislain, Laurent, et moi-même, au pied de Belledonne. Il est 6H15, le jour se lève à peine, froid mais pas trop, les conditions s’annoncent belles et bonnes ! Chouette !

Une demi-heure plus tard, nous arrivons au Gîte de la Martinette, (1090m), point de départ de la randonnée. Il est 7H00. Pour une fois, étant déjà prêt, je pars en avance, le temps de me chauffer tranquillement, à mon rythme. Quinze minutes plus tard, le TGV « Fabien-Laurent-Ghislain » en provenance du parking et à destination du Rocher Blanc débarque. Le temps de chauffe fut court, mais suffisant, ouf !

Les conditions de neige en forêt sont, comment dire, glacées à souhait (il a plu très haut la semaine précédente, avec gel et dégel), aussi nos vaillantes peaux de phoque le sont parfois un peu moins, inversement proportionnel à nos bras (sic).

Au-dessus du Premier Chalet, à gauche, alors qu'il fallait partir à droite ! :-)

Au-dessus du Premier Chalet, à gauche, alors qu’il fallait partir à droite ! 🙂

Nous sortons de la forêt au premier chalet (1429m). Et là, bizarrement, nous suivons les traces de gauche, au lieu de prendre les traces de droite. Ce n’est pas comme si nous avions 4 cartes IGN réparties dans les 4 sacs hein….

Une demi-heure plus tard environ, nous nous retrouvons à devoir nous battre pacifiquement contre branches sapineuses et neige gelée en dévers. En face de nous, la lumière du soleil fait son apparition sur les pointes du Mouchillon. C’est beau…

Premiers rayons de soleil de la journée sur les Pointes du Mouchillon.

Premiers rayons de soleil de la journée sur les Pointes du Mouchillon.

Lorsque soudainement, nous entendons des voix, plus bas. Ne serions-nous donc pas seuls sur terre ? Au moment de rejoindre le « vrai » chemin, un peu avant  le refuge de la Combe Madame, voici trois skieurs en train de monter. Fabien, qui mène la pôle position, enclenche la deuxième. On ne va quand même pas se traîner derrière ! Une fois les misérables dépassés, nous savourons ce joli début de combe encore à l’ombre.

Juste avant le goulet d'étranglement, qu'on aperçoit au lieu de l'image.

Juste avant le goulet d’étranglement, qu’on aperçoit au lieu de l’image.

Mais devant nous, encore d’autres skieurs et autres splitboarders. Décidément ! Il va encore falloir mettre un petit coup de rein… Sur une allure « tranquille » de 700m à l’heure (re-sic), nous remontons, dépassons, puis vainquons. Je demande à Fabien si vous vendons des cuisses de rechange au magasin Montania. 1000m de dénivelé positif atteint, puis 1100m, puis 1200m, puis 1300m, nous faisons une (courte) pause : la première de la matinée.

Le début de la partie supérieure de la Comme Madame.

Le début de la partie supérieure de la Comme Madame.

Jolie perspective.

Jolie perspective.

Pour aller au sommet du Rocher Blanc, depuis le parking, ce ne sont pas moins de 1900m de dénivelé à parcourir, pour 9 km de longueur.

Pause !

Pause !

Jeu d'ombre et de lumière.

Jeu d’ombre et de lumière.

Après cent vingt-six photos et trois cacahuètes, Fabien, Ghislain et Laurent partent en direction du Rocher Blanc, à 2928m. Je monte me mettre au soleil, un peu plus haut, sur la droite. La vue sur le haut de la Combe Madame est superbe et me permet encore quelques photos de mes collègues sur une échelle différente.

Si si, ils sont là mes acolytes, tout en haut !

Si si, ils sont là mes acolytes, tout en haut !

Les grands espaces de Belledone.

Les grands espaces de Belledone.

Il m'a l'air bien ce bloc pour ma pause !

Il m’a l’air bien ce bloc pour ma pause !

Pendant ce temps, Fabien se tire la bourre avec un gars devant, qu’il finira par dépasser (ouf, l’honneur est sauf !), tandis que Ghislain et Laurent avancent à leur rythme, dix minutes derrière. Quand soudain, plus de montée : c’est le sommet (par principe), accompagné d’un vent à décorner les vachettes.

Au sommet du Rocher Blanc. Photo : Ghislain.

Au sommet du Rocher Blanc. Photo : Ghislain.

De mon côté, assis sur mon rocher, je guette ceux qui redescendent pour ne pas louper mes acolytes. C’est le moment de partir, le sac est déjà prêt. Et c’est parti pour une session de folie dans de la méga-grosse poudreuse, à s’envoyer des gerbes « en veux-tu en voilà ». Non, je plaisante, évidemment. Car en lieu et place de ladite poudre, nous avons à faire à une neige cartonnée, trafollée, lourde, sans portance, alternant passages de neige molle et passage de neige dure. Le bonheur, quoi. Vous comprendrez aisément que nous n’ayons point fait de photos dignes de ce nom et de films à la Go Pro diffusables sur CNN, au moins.

Après avoir changé chacun au moins deux fois de cuisses et trois fois d’abdominaux, nous retournons en forêt retrouver une neige toujours aussi glacée, mais avec quelques bouts de branches et de cailloux dépassant subrepticement de ladite neige glacée pour faire plaisir à nos semelles et autres carres.

Peu de temps après, nous arrivons au parking. Il est 13 heures. Impeccable. De quoi encore passer un peu de temps avec nos familles respectives. Pour résumer : superbe météo, excellentes conditions de montée, moins bonnes en descente, un peu de monde mais pas trop, une belle ambiance, bref, c’était une sortie réussie ! 🙂

Belledonne, à deux pas de chez nous !

Belledonne, à deux pas de chez nous !

Article publié initialement pour Montania Sport et visible à l’adresse suivante : http://www.montania-sport.fr/2015/03/ski-de-rando-belledonne-rocher-blanc-combe-madame

Conclusion

On a souvent tendance à oublier les bienfaits des histoires qu’on nous racontait quand nous étions enfants. Récits haletants, aventures épiques, fictions qui dépassent la réalité, autant de moyens pour transmettre un message, une émotion, une mémoire.

 

Pendant des milliers d’années, la narration d’histoires s’est transmise uniquement de bouche à oreilles. Encore aujourd’hui, cette tradition persiste. Depuis quelques siècles maintenant, l’écrit a progressivement remplacé l’oral pour raconter des histoires, laissant une trace « indélébile » dans les livres ou sur le web. Et vous, quelle sera votre prochaine « histoire » ?

 

Cordialement, Nicolas Fougerousse

 

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